
ENCYCLOPEDIE METHODIQUE – GRAMMAIRE ET LITTERATURE
Les lecteurs et les critiques littéraires que nous sommes ont pour tâche d’observer, de comprendre et d’étudier la langue des auteurs au programme. Ils ont par conséquent le souci de la grammaire, car la matière première des œuvres, ce sont des mots, dans des phrases elles-mêmes prises dans les articulations sinueuses d’une parole, que les linguistes nomment discours, lequel, quoique ancré dans un genre spécifique, « extra-ordinaire », n’en est pas moins tributaire des usages ordinaires du langage. Ce lecteur critique est dès lors à la fois face à un problème et engagé dans un mystère, pour rependre la distinction que fait Gabriel Marcel de ces concepts (le mystérieux et le problématique) dans son Journal métaphysique : problèmes posés par la langue littéraire de l’œuvre, objectivement placés devant moi, et mystère de l’expression, où je suis engagé, zone indécise où l’en-moi et le devant-moi ne sont plus distinguables (termes de Gabriel Marcel). Je voudrais connaître l’origine de cette parole, sa source secrète, mais je n’en vois que les traces grammaticales…

